Dans de nombreux pays, le CBAM accélère également l’intérêt pour les énergies renouvelables et les processus industriels verts. Certains n’y voient pas une menace, mais plutôt une opportunité d’attirer des investissements et de se positionner comme un pôle de production à faibles émissions de carbone.
Cependant, ce processus reste controversé. Pour les entreprises, le CBAM est complexe et lourd sur le plan administratif. Les organisations ont besoin de systèmes robustes pour mesurer les émissions intégrées, collecter des données auprès des fournisseurs et créer des déclarations environnementales de produits. Beaucoup auront également besoin de nouveaux accords sur les énergies renouvelables pour réduire leur empreinte carbone.
Partout dans le monde, le CBAM est rencontré Vives critiques. L’Inde et la Chine le décrivent “Protectionnisme vert” Affirmant que cela exerce une pression injuste sur les économies en développement. Dans le même temps, l’UE n’a pas encore créé de fonds dédié pour aider les exportateurs faible revenu Les pays s’adaptent. Sans ce soutien, le processus ne pourra pas atteindre les résultats souhaités.
Et les consommateurs ?
Même si le CBAM s’adresse principalement à l’industrie, ses effets d’entraînement toucheront les consommateurs de l’Union européenne. Il est peu probable que les importateurs absorbent la totalité du coût supplémentaire, ce qui signifie que les prix pourraient augmenter, en particulier pour les produits qui dépendent fortement de l’acier, de l’aluminium ou du ciment. Cela pourrait signifier que l’Europe connaît une hausse des coûts pour les voitures, les appareils électroménagers, l’électronique, les matériaux de construction et indirectement (par le biais des engrais) la production alimentaire.
Dans le même temps, le CBAM peut apporter plus de transparence. Étant donné que les importateurs doivent déclarer les émissions contenues dans leurs produits, les consommateurs peuvent en fin de compte disposer d’informations plus claires sur l’impact climatique de ce qu’ils achètent.
Le mécanisme sera également développé Revenu de l’UE De la vente de certificats. Ces mesures devraient soutenir les familles vulnérables dans de nombreux pays européens, financer des technologies propres et améliorer l’efficacité énergétique. La manière dont les fonds seront utilisés sera essentielle à l’acceptation par le public de la nouvelle taxe carbone européenne.
Avant même sa mise en œuvre complète, le CBAM prend déjà forme chaîne d’approvisionnement et influencer les politiques gouvernementales au-delà des frontières européennes. Cela pourrait déclencher des différends commerciaux, faire pression sur les exportateurs pour qu’ils fixent un prix du carbone et mettre en évidence la nécessité de davantage de financements climatiques pour soutenir les pays en développement dans leur transition industrielle verte.
Pour de nombreux consommateurs européens, cela signifie des augmentations de prix plus lentes et potentiellement des décisions d’achat plus respectueuses du climat. En coulisses, cela marque un changement significatif dans la manière dont le commerce mondial comptabilise le carbone et dans la manière dont la politique climatique touche la vie quotidienne des gens.
Simon SaganDoctorant, Finance Verte, Université de Lund; Université de Palerme. Réimprimé de cet article la conversation Sous licence Creative Commons. Continuez à lire Article principal.







